mardi 25 novembre 2025

Faire partie des meubles.




Vous avez déjà entendu cette expression dans votre vie professionnelle ou personnelle prononcée à l’égard d’une personne de votre entourage.

Réduire la perception d’un être humain à un objet certes fonctionnel et assez joli est le reflet de peu de considération qu’on lui porte.

Parce que à force de le connaitre on en a fait le tour et on connait par cœur ses réactions ou absences de réactions.

On a plus rien à apprendre de lui, plus rien à découvrir, plus de nouveauté à appréhender de sa part. Il ou elle a atteint son maximum depuis longtemps.

Son utilité n’est pas contestée et il arrive que l’on vienne le consulter en espérant avoir des points utiles de sa sagesse et de sa longue expérience.
Mais les conseils promulgués n’ont pas la résonance qu’il est en droit d’attendre.

Tout comme un meuble duquel il faut retirer la poussière tombée dessus au fil des jours pour accéder aux bonnes choses stockées à l’intérieur, il faut avec cet interlocuteur réactiver les bons gestes, les bonnes relations atténuées au fil du temps avant que de pouvoir toucher ce qu’il y a de meilleur en lui et qui est resté intact.

Et faire le constat que l’on est passé à côté de valeurs importantes, disponibles et très proches.



Père Denis




jeudi 20 novembre 2025

Les échelles et les mesures,






Dans différents domaines d’activité il est nécessaire d’avoir le sens de la mesure.

Partant du principe que ce qui ne se mesure pas ne s’améliore pas et qu’il est important de savoir se situer pour espérer progresser ou comprendre la situation dans laquelle on est.

Ainsi des carnets de notes ont été créés pour suivre l’évolution de nos chères têtes blondes durant leur scolarité.
Des experts ont créé des références comme l’échelle de beaufort pour mesurer le force du vent, l’échelle de Richter pour évaluer l’intensité des tremblements de terre, l’échelle de Scoville pour déterminer l’intensité des piments.

Mais il n’existe rien pour apprécier un point très important et très répandu sur la terre; la bêtise humaine.
 
Tous les jours, il suffit d’écouter la moindre information venue de l’autre bout du monde comme d’une région proche pour réagir et comprendre tout de suite l’énormité des propos, des décisions ou des actions menées par nos brillants dirigeants étatiques ou spirituels.
Quelque exemples parmi tant d’autres : pour faire face à un manque total d’eau en Inde dans une région, les dirigeants appellent leur bon peuple à prier.
Face à des actions de guerre importante, des résolutions sont votées pas l’ONU et absolument pas mise en pratique par manque de moyen et par la seule volonté des belligérants indifférents à ces décisions.
Chaque jour des décisions très fortes annoncées par le président des USA et des décisions totalement opposées toutes aussi fortes prise le lendemain.

Je propose de définir une échelle de 1 à 1000 et d’y reporter chaque bêtise que vous rencontrez pour vraiment commencer à mesurer l’étendue de la bêtise humaine.

 Nous pouvons la nommer l'échelle de TRUMP.

 Bien sûr il sera plus facile de noter celle des autres que la sienne, mais essayez quand même. Attention vous allez avoir de quoi vous occuper tous les jours …

Si cette idée vous choque, alors vous pouvez la situer au niveau 1 de cette échelle pour commencer les mesures



Père Denis 




samedi 15 novembre 2025

Les regrets,    







Les regrets s’accumulent au fil du temps
Tout comme un grain de sable dans la chaussure qui vient s’ajouter aux autres grains déjà ramassés.

Après chacune de nos actions un regret se créé, sans y prêter attention, tout doucement, généré tout de suite ou longtemps après mais il est là.

Pour n’avoir pas su aborder une situation et maitriser les conséquences, il viendra inéluctablement.
Pour ne pas avoir donner assez d’amour à un parent ou à un ami, il pointera son nez un jour ou l’autre et s’amplifiera énormément lorsque celui-ci ne sera plus de ce monde.

Pour avoir laissé le temps s’écouler sans réagir au bon moment, comme un devoir d’écolier inachevé à temps et de ce fait mal noté.

Les regrets ne s’effacent pas comme une esquisse mais restent à jamais graver dans notre mémoire.

Ils remontent à la surface de la vie de tous les jours et tournent dans notre chaussure comme un éternel grain de sable.

Petit regret ou gros regret, il est difficile de lutter contre le temps qui nous empêche tout retour arrière pour corriger ce manque, cette erreur, cet oubli, cette approche loupée.

Les regrets peuvent être exprimés ouvertement ou volontairement gardés pour ne pas prêter le flanc à des critiques, mais ils sont bien là à jamais.

La vie ne sera pas plus longue pour avoir le temps de revenir sur cette situation génératrice de regret.

Alors prenant le temps de vivre en bonne harmonie avec nos proches pour limiter ces regrets,    




Père Denis




lundi 10 novembre 2025

 Etudiant en médecine                   

Depuis longtemps je suis étudiant en médecine...


Quand j’étais petit j’étudiais la médecine vue de mon tout petit village ou je suis né.
Si le besoin était là de se rapprocher d’un médecin, on allait d’abord chez un voisin plus ou moins proche qui avait un téléphone (fixe bien sûr), On appelait le docteur qui avec va petite voiture venait du bourg le plus proche d’au moins 10 ou 15 km à tout heure du jour et de la nuit.
Pour les cas les plus graves il revenait de sa propre initiative quelques heures après comme pour soigner les blessures et restait le temps qu’il fallait jusqu’à la fin d’un l’accouchement.
Personne ne mettait en lisse un autre médecin pour la même cause.

Et puis quand j’étais un peu plus grand dans la grande ville de province on se préparait de bonne heure pour arriver dans sa salle d’attente vers midi et patienter une ou deux heures, voir plus et attendre son tour pour la consultation dans l’après-midi car le docteur ne revenait de ses consultations à domicile du matin quand en début d’après-midi.
On ne téléphonait pas pour une grippe mais on se déplaçait et seuls les cas beaucoup plus graves donnaient lieu à une visite à domicile.

On préférait son médecin mais si besoin on allait en voir un autre chez qui il avait moins d’attente.

Etant adulte dans mon petit village on attendait toujours son tour dans sa salle d’attente et pendant la consultation la discussion avec le médecin débordait sur l’avenir
 des enfants qu’il avait soignés et connaissait bien. La consultation pouvait durer de ce fait un petit peu plus longtemps, mais quel charisme ce médecin de famille !

Etant nettement plus âgé il faut maintenant prendre un rendez-vous plusieurs jours à l’avance avec des moyens informatiques pour avoir une consultation au cabinet qui est chronométrée, pas plus d’un quart d’heure. Les résultats des examens sont connus et la prescription découle de fait sans recherche complémentaire.
On peut aussi télé-consulter le praticien qui peut être à l’autre bout du monde et ne vous connait pas, tout comme votre dossier. Bien sur pas question de démarrer une discussion sur la famille ou autres sujets.
On est un dossier et accessoirement un patient.
On peut même donner son avis sur le praticien sur internet comme si on avait des connaissances médicales d’un bachelier plus 25.

Peut-être si je vis très longtemps je verrai des consultations tout informatisées ou il faudra remplir des cases et répondre à des questions, sans praticien présent mais avec une intelligence artificielle qui déterminera la maladie, distribuera les médicaments au patient qui aura juste la bouche ouverte pour les avaler.
Une machine qui introduira le patient dans son antre et le ressortira à l’autre bout avec son bilan complet réalisé.
Peut-être y aura-t-il une touche pour choisir avec ou sans charisme ?
Avec une telle évolution, plus besoin de médecin de quartier qui refuse de prendre de nouveaux patients, Plus besoin de rechercher un spécialiste à 100km et attendre 6 mois pour enfin le voir.

Pourquoi continuer à former des praticiens qui seront remplacés par des machines qui fonctionneront 24 h/24 et qui seront situées à l’autre bout du monde.

Depuis 79 ans je suis étudiant en médecine, non pas en tant que praticien mais en tant que patient. J’ai passé de nombreux examens et à ce jour je les ai tous réussis puisque je suis toujours en vie. Et c’est avec beaucoup de crainte que j’envisage de poursuivre les études de médecine…(!)

Depuis ce temps je pense que la médecine tout comme toutes les autres activités industrielles ont été progressivement modifiées dans une démarche de rentabilité et délocalisées au point de perdre leur âme.
Des machines sont venues d’abord pour aider les ouvriers puis progressivement pour les remplacer, idem pour les caissières de super marchés remplacées par des caisses automatiques voir plus de caisse matérialisée.
Et maintenant pour les médecins, des diagnostics plus précis effectués par des machines viennent réduire la fonction médicale.
  
Progrès pour qui et pourquoi ?



Père DENIS






mercredi 5 novembre 2025

Franchir les limites   









Toutes les bonnes choses ont des limites,
Limites d’un terrain, d’une zone, physiques, matérielles ou spirituelles, de la bienséance, de l’amour ou de l’amitié.

On peut franchir les limites pour différentes raisons, volontairement ou inconsciemment, parce que l’espace qui nous était réservé nous semblait trop petit, pour découvrir d’autres horizons.

Franchir une limite n’est jamais sans risque, les gains sont confrontés aux pertes et le constat n’est pas forcément immédiat mais le retour s’avère bien souvent difficile voire impossible sans engendrer des conséquences douloureuses.
Bafouer les limites d’une amitié ou d’un amour par insouciance provoques des douleurs sur ceux qui vous sont proches.
Bafouer les limites d’une amitié ou d’un amour juste pour sa propre jouissance des conséquences sur le partenaire relève déjà d’une vengeance sur cette personne ou d’un volonté de la dominer.

Contourner les limites établies et anciennes revient à les dévaloriser et les rendre caduques et obsolètes sans espoir d’en établir d’autres plus performantes et enrichissantes..

Tenter de franchir les limites, juste pour apprécier les réactions, c’est déjà franchir sans beaucoup d’espoir de retour à la situation précédente.



Père DENIS